Etude de cas : Le projet INGA, un projet structurant au niveau local, national et continental


A caractère véritablement intégrateur, et vecteur de développement économique, ce projet a pour ambition la production de plusieurs milliers de Mégawatts pour résorber la pénurie énergétique à l’échelle du continent africain à travers différentes interconnexions pour la distribution de l’électricité produite. Il est prévu la construction de près de 15 000 km de lignes de transport d’énergie à très haute tension (THT), dénommés «Autoroutes de l’électricité au départ du site d’Inga ».

La liaison « THT » entre le Congo et l’Egypte longue de 5300 km avec une tension de 800 kV en courant continu permettra au passage d’alimenter le Soudan, la République centrafricaine et le Tchad. La liaison « THT » de 1400 km liera la RDC et le Nigéria, via le Congo, le Gabon et le Cameroun. La liaison RD CONGO-Zambie-Zimbabwe-Afrique du Sud, longue de 3676 km fera simplement l’objet d’un renforcement, car des lignes de transport existent déjà, tout comme pour la liaison RD Congo-Angola-Namibie-Afrique du Sud longue de 2734 km de ligne à 800 kV avec une capacité de transit de 3500 MW.

Les répercussions sur le développement local, régional et continental seraient extraordinaires. Pour cette raison, les organisations telles que la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), le Conseil Mondial de l’Energie (CME) ou encore le pool énergétique de l’Afrique centrale, considèrent qu’il s’agit d’un projet prioritaire pour le continent africain.

Pour réaliser ce projet, la RDC s’est ouverte au partenariat public-privé pour la construction de deux nouveaux barrages : le barrage Inga III qui permettrait la production d’environ 4 500 mégawatt et le barrage Grand Inga qui permettrait quant à lui la production d’environ 39 000 mégawatt.

L’implémentation du projet Inga sous forme de PPP se fera à la condition que les structures et les calendriers associés soient efficaces pour établir des liens contractuels entre les secteurs public et privé. On pourra alors dépasser les limites rencontrées lors des processus de passation de marchés traditionnels. Malgré tout, une attention particulière doit être portée à ce que l’allocation des fonds soit garantie dans la plus grande transparence, et dans le cadre d’une bonne communication entre le gouvernement et ses partenaires.